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Mortalités hivernales 2017-2018
Article mis en ligne le 2 mai 2018
dernière modification le 3 mai 2018

Le bilan 2017-2018, sur la mortalité hivernale des abeilles, en Mayenne, est établi sur 621 colonies, au 31/12/2017, réparties sur 108 ruchers et 63 communes.

Après analyse des données transmises par les adhérents, le taux moyen de mortalité s’élève à 38,16%, en nette progression par rapport aux années précédentes : 17 à 18% sauf 2015, avec 27,74%.

35% des ruchers, représentant 25% des colonies, ont passé l’hiver sans mortalité (50% en 2017, 66% en 2013).

A l’inverse, comme les années précédentes, 13% des ruchers (représentant 15% des colonies), ont subi une mortalité de 100%.

2017-2018

Les données ci-dessous donnent des indications sur les potentielles causes de ces mortalités.

Les données sur les mortalités observées

Pour 51% des ruchers, il est observé une désertion des ruches : "plus d’abeille dans la ruche". Lorsqu’il reste des abeilles, elles sont peu nombreuses, soit mortes sur le plancher (24%) ou bien sur les cadres (22%).

Par ailleurs, 7% des ruchers étaient en encore actif en février-mars.

De même, pour 36%, les réserves de miel sont importantes.

Parmi les autres informations transmises, susceptibles d’expliquer cette situation, il est fait état de :
- colonie faible au moment de la mise en hivernage (13%) ;
- attaques de frelons à l’automne (9%) ;
- pillage (..?) pour 7% ;
- reine défaillante pour 27% (ex : reine présente mais absence de couvain) ;
- présence de couverts végétaux d’automne, type moutarde ou phacélie, à proximité des ruchers (9%).

Plusieurs explications peuvent concerner un seul et même rucher.

Au vu de ces données, il convient de s’interroger sur 2 points :

  • les réserves de miel sont importantes alors que les abeilles ont progressivement déserté la ruche. Ne s’agirait-il pas d’abeilles dont la durée de vie a été altérée et qui ont été dans l’incapacité de vivre 210 jours, c’est à dire de septembre à avril de l’année suivante ? En effet, si la reine reprend sa ponte début février, les abeilles, nouvelle génération, ne commenceront à butiner qu’après le 15 mars. A cette période, le nombre de larves à nourrir sera plus important et, si les anciennes abeilles meurent, les nouvelles ne seront pas en nombre suffisant pour prendre le relais de leurs ainées. Alors, la colonie se dépeuple... Varroa, porteur de nombreux virus, peut aussi altérer la durée de vie des abeilles. Il n’ a pas que le virus des ailes déformées comme méfait. Une autre explication pourrait résider dans la qualité des pollens stockés à l’automne (pain d’abeilles) utilisés pour nourrir les larves...
  • taille des colonies et qualité des reines (40% des situations). Ces 2 informations ne pourraient-elles pas être la conséquence de reines en fin de course (âge, spermathèque vide suite à une mauvaise fécondation) ? En effet, certaines études mettent en évidence une diminution du nombre de spermatozoïdes vivants arrivant à la spermathèque (incidence de certains produits phytosanitaires-sanitaires sur la qualité du sperme ?). De même, la météo, au moment de la fécondation aurait aussi une incidence sur la qualité de la fécondation de la reine. Le marquage des reines permet de connaitre leur âge mais aussi, avec une certaine précision, leur période de fécondation et donc les conditions météo correspondantes... Enfin, en fin d’été, le regroupement de colonies trop faibles, avec des colonies plus fortes et le remplacement de reines âgées ou défaillantes peuvent permettre de pallier à ces mortalités hivernales.

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Nota : la carte et le graphique sont téléchargeables (voir : à télécharger, colonne de gauche)


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