Traitement de la varrose avec l’acide formique
Article mis en ligne le 22 juin 2015
par jmd
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En 2014, en France, les colonies d’abeilles domestiques ont été fortement infestées par le varroa, petit acarien arrivé en Mayenne, vers 1989-1990.

Ce parasite se nourrit de l’hémolymphe de ses hôtes, notamment au stade de la nymphose. Sa piqure ne se citatrisant pas, la plaie reste ouverte en permanence et facilite l’entrée des virus, comme celui des ailes déformées (DWV Deformed Wing Virus).

De même, sa présence agirait sur la durée de vie des abeilles d’hiver...

Les traitements conventionnels, bénéficiant d’une AMM (autorisation de mise sur le marché) montrent de plus en plus leur limite dans l’éradication de ce parasite et laissent des résidus chimiques dans les cires notamment.

L’utilisation de l’acide formique montrerait une efficacité plus élevée pour lutter contre le varroa, par traitement flash (mise en place le soir et enlèvement le matin).

Le dimanche 21 juin, entre 10h00 et 12h00, au rucher du Potier à Laval, Jacky Legeay, formateur, et Gilbert Pouleyn, chimiste et apiculteur, ont expliqué les conditions de mise en œuvre de ce traitement.

La thermorégulation

En préambule, Jacky Legeay a rappelé quelques principes de la thermorégulation à l’intérieur de la ruche, en insistant sur l’isolation du couvre-cadres et l’importance de la ventilation.

Ainsi, la ruche doit être suffisamment isolée thermiquement tout en permettant une ventilation correcte.Les planchers grillagés, développés pour le varroa, doivent pouvoir être refermés partiellement au printemps.

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Jacky Legeay rappelle quelques principes de la thermorégulation...

L’acide formique

C’est un des acides les plus simples, que l’on trouve naturellement chez les fourmis et dans les orties, et qui a un effet acaricide. Il est actif sous forme de vapeur.

Son effet est dépendant de sa concentration et des conditions atmosphériques :

  • trop concentré : il impacte les abeilles ;
  • trop dilué : il est pratiquement sans effet sur les varroas.
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Gilbert Pouleyn explique les conditions de vaporisation de l’acide formique...

Il agit à la fois sur les varroas phorétiques (type d’interaction entre deux organismes où un individu (le phoronte) est transporté par un autre (l’hôte) ) et ceux présents dans le couvain.

En conclusion, l’acide formique est hydrophile (qui aime l’eau) et n’a donc pas tendance à s’accumuler dans les cires. De plus, il présente un faible risque de pharmaco-résistance, contrairement à d’autres molécules chimiques et son coût est très faible. Néanmoins, si les conditions de mise en œuvre sont relativement aisées, elles doivent être rigoureuses.

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